Métiers

Site internet pour restaurant : l'essentiel

Le site d'un restaurant répond à quatre questions posées en quelques secondes, souvent depuis un téléphone : qu'est-ce qu'on mange, combien ça coûte, est-ce ouvert et comment réserver. Tout le reste est secondaire, et un site qui cache ces réponses derrière une animation ou un PDF perd des couverts.

Par OSEOO · Publié le 28 septembre 2026

À quoi sert le site d'un restaurant quand on est déjà sur Google Maps ?

Il sert à convaincre la personne qui vous a trouvé sur la carte et qui compare encore deux ou trois adresses. La fiche Google donne l'adresse et les avis, le site donne l'envie : votre carte complète, l'ambiance, votre histoire et la façon de réserver.

C'est aussi le seul endroit où vous maîtrisez entièrement ce qui est affiché. Sur les plateformes de réservation ou de livraison, vous êtes présenté au milieu de vos concurrents, avec leurs règles et parfois leurs commissions. Votre site, lui, ne parle que de vous.

Enfin, il sert pour les demandes qu'aucune plateforme ne gère bien : privatisation, repas d'entreprise, groupe de vingt personnes, traiteur. Ces demandes rapportent souvent plus qu'une table de deux, et elles ont besoin d'une page claire.

Comment présenter la carte sur le site ?

En texte, directement sur une page, et pas sous forme de PDF à télécharger ou de photo du menu papier. Un PDF est pénible à lire sur mobile, Google le comprend moins bien, et il est souvent oublié lors des changements de carte.

Une carte en ligne efficace suit quelques principes :

  • les plats regroupés par moment du repas, avec un intitulé clair et une courte description ;
  • les prix affichés, comme sur la carte en salle ;
  • les options végétariennes ou adaptées signalées de façon simple et cohérente ;
  • une mention qui indique comment connaître les allergènes présents dans les plats.

Sur ce dernier point, la réglementation impose d'informer les clients sur les allergènes majeurs, y compris pour les plats non emballés. Le site n'est pas forcément le support principal de cette information, mais si vous proposez la commande en ligne, elle doit être accessible avant l'achat. Faites valider votre façon de faire par votre organisation professionnelle ou un conseiller en hygiène.

Si votre carte change souvent, prévoyez une page que vous pouvez modifier vous-même en quelques minutes, ou une section « ardoise du moment » séparée de la carte fixe.

Quelles informations pratiques mettre en avant ?

Les horaires, l'adresse et le téléphone doivent être visibles dès l'accueil, sans chercher. Ce sont les informations les plus consultées, et une erreur coûte cher : un client qui trouve porte close à cause d'horaires périmés ne revient pas.

Pensez aussi à tout ce qui évite un appel :

  • les jours de fermeture et les congés annuels, mis à jour avant chaque période ;
  • l'accès : transports, stationnement, accessibilité en fauteuil roulant ;
  • les moyens de paiement acceptés et, si c'est le cas, les titres-restaurant ;
  • la présence d'une terrasse, d'un espace enfants, l'accueil des animaux.

Ces informations doivent être identiques sur le site et sur votre fiche Google. Quand elles se contredisent, le client ne sait plus laquelle croire. Notre article sur la fiche Google et le site explique comment les faire travailler ensemble.

Qui met le site à jour ?

Décidez-le dès le départ. Les informations d'un restaurant bougent : ardoise, congés, horaires d'été, soirée spéciale. Si chaque changement demande d'écrire à un prestataire et d'attendre, le site finit par être en retard sur la réalité. Prévoyez soit un accès simple pour modifier vous-même la carte et les horaires, soit un prestataire qui s'engage sur un délai de mise à jour court.

Faut-il proposer la réservation en ligne ?

Oui, si votre salle se remplit à l'avance ou si vous perdez des réservations parce que personne ne peut décrocher pendant le service. Une réservation en ligne prend la demande à toute heure, y compris le soir quand les clients planifient leur sortie.

Deux approches existent. La première consiste à intégrer sur votre site le module d'un outil de réservation spécialisé : c'est rapide, mais vérifiez les conditions, les éventuelles commissions par couvert et qui garde les coordonnées des clients. La seconde est un formulaire de demande simple, que vous confirmez vous-même : moins automatique, mais sans intermédiaire.

Dans les deux cas, indiquez clairement votre politique d'annulation et le délai pour prévenir en cas de retard. Pour comparer les solutions, lisez notre guide sur la prise de rendez-vous en ligne, dont les principes valent aussi pour les tables.

Quelles photos publier pour donner envie ?

Des photos de vos vrais plats, de votre vraie salle et, si possible, de l'équipe au travail. Les clients viennent pour une expérience précise, et des images génériques de nourriture ne leur disent rien de ce qu'ils trouveront chez vous.

Quelques conseils simples pour des images qui servent :

  1. Photographier les plats à la lumière naturelle, près d'une fenêtre, en dehors du coup de feu.
  2. Montrer la salle telle qu'elle est à l'heure où l'on vient : un bistrot animé le midi, une table dressée le soir.
  3. Choisir peu d'images, mais fortes : une dizaine de photos bien choisies valent mieux qu'une galerie de cinquante.
  4. Alléger les fichiers avant publication, pour que la page s'affiche vite sur un téléphone en 4G.

Si des clients apparaissent sur une photo, obtenez leur accord ou choisissez un cadrage où ils ne sont pas reconnaissables.

Quels services ajouter en plus du repas en salle ?

Ceux que vous proposez réellement : vente à emporter, commande en ligne, repas de groupe ou privatisation. Si vous faites de l'emporter, votre site peut prendre les commandes directement, sans passer uniquement par une plateforme, ce qui vous garde la relation client et vous évite une partie des commissions.

Le plus simple est souvent le retrait sur place : le client choisit, paie en ligne, et vient chercher sa commande à un créneau donné. La livraison demande une logistique plus lourde, que beaucoup de restaurants préfèrent laisser aux plateformes tout en proposant le retrait sur leur propre site. Notre article sur le click and collect détaille le fonctionnement.

Les groupes et les privatisations

Une page dédiée aux groupes mérite sa place, même pour un petit établissement. Indiquez la capacité de la salle ou de l'espace privatisable, les formules possibles (menu unique, buffet, cocktail), les jours où c'est envisageable et un formulaire qui demande les bonnes informations : date, nombre de convives, budget par personne, contraintes alimentaires.

Cette page vous fait gagner du temps, car les demandes arrivent déjà qualifiées. Elle rassure aussi l'organisateur d'un repas d'entreprise ou d'un anniversaire, qui doit souvent présenter plusieurs options à d'autres personnes et apprécie d'avoir une page précise à leur transmettre.

Comment OSEOO construit un site de restaurant ?

Nous partons de ce que vos clients cherchent : la carte, les horaires, la réservation. Les textes sont rédigés par nos soins à partir d'un échange avec vous, et le site est pensé d'abord pour le téléphone.

Pour un restaurant qui veut une vitrine claire, l'offre Standard à 999 € comprend jusqu'à 8 pages, le référencement local, l'hébergement et 6 mois de support, avec un délai moyen d'une semaine. Une commande en ligne avec paiement relève d'un projet sur mesure, sur devis. Vous pouvez voir des exemples dans nos réalisations.

Questions fréquentes

Dois-je afficher les prix de la carte sur le site ?

C'est vivement conseillé. Le prix fait partie des critères de choix, et un client qui ne le trouve pas imagine souvent plus cher que la réalité. Pensez simplement à mettre la page à jour en même temps que la carte en salle.

Un compte Instagram suffit-il pour un restaurant ?

Instagram est très utile pour montrer les plats du jour et l'ambiance, mais il ne remplace pas un site. Les horaires, la carte complète et la réservation y sont moins faciles à trouver, et vous dépendez des règles de la plateforme. Les deux se complètent bien.

Faut-il un site en plusieurs langues ?

Seulement si une part réelle de votre clientèle est étrangère, par exemple dans un quartier touristique. Dans ce cas, une version anglaise de la carte et des informations pratiques suffit souvent, plutôt que tout le site.

Comment gérer une fermeture exceptionnelle ?

Mettez à jour en même temps le site et la fiche Google, avec des horaires exceptionnels. Un bandeau en haut de l'accueil permet aussi de prévenir les visiteurs sans modifier le reste des pages.

Un projet en tête ?

Parlons-en : on vous dit ce qui est possible, en combien de temps et pour quel budget.

Plus de 100 projets livrés depuis 2022 et noté 5,0/5 sur Google.